Le menu en anglais pour l’été, sans refaire la carte
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Juillet arrive, la terrasse se remplit de clients étrangers, et la carte n’existe qu’en français. Le fichier source ? Perdu avec le graphiste d’il y a trois ans. La traduction d’image règle le problème depuis la photo de la carte elle-même.
Le problème n’est pas la traduction, c’est la mise en page
Traduire « magret de canard, jus au thym » n’a jamais été le blocage : n’importe quel traducteur le fait. Le blocage, c’est de remettre la traduction dans la carte elle-même : retrouver la police, les tailles, l’alignement, les prix en face des bons plats. Sans fichier source, cela signifiait refaire la carte entière.
La traduction d’image travaille directement sur la photo ou le scan : elle lit le texte, le traduit, et le réécrit à sa place exacte, dans la même police, la même couleur et la même inclinaison. La carte anglaise sort identique à la française, plats traduits.
Les pièges d’un menu traduit (et comment les éviter)
Un menu n’est pas un texte comme un autre : « pièce du boucher » traduit mot à mot devient absurde, et certains plats se présentent plutôt qu’ils ne se traduisent (une blanquette reste « blanquette », suivie d’une courte description). La traduction gastronomique demande ce jugement, et les modèles actuels le portent bien mieux que les traducteurs automatiques d’il y a cinq ans.
Relisez quand même deux points sensibles : les allergènes, où l’erreur a des conséquences réelles, et les prix, qui doivent rester exactement ceux d’origine. Une minute de relecture sur ces deux lignes, et la carte part à l’impression.
Au-delà du menu : tout ce qui porte du texte
Le même outil traduit l’ardoise du jour photographiée le matin, l’affiche de la soirée à thème, le panneau des horaires, l’étiquette du produit régional vendu à emporter. Huit langues disponibles : l’allemand et le néerlandais pour les campings de l’Atlantique, l’italien et l’espagnol pour les frontaliers.
Et si le texte doit changer plutôt qu’être traduit (nouveau prix, nouvel horaire), la modification de texte fonctionne pareil : tout se réécrit dans l’image, sans fichier source.
Le test de dix minutes
Photographiez votre carte actuelle à plat, en lumière du jour, sans reflet. Passez-la en traduction vers l’anglais, relisez allergènes et prix, imprimez. La version espagnole et l’allemande prennent deux minutes de plus chacune. Comptez dix minutes en tout, relecture comprise : la saison des terrasses peut commencer.