Nano Banana : éditer ses photos avec Gemini, mode d’emploi
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Nano Banana est le surnom de l’outil d’images intégré à Gemini, l’assistant de Google. On lui envoie une photo, on décrit en français la modification voulue, et il renvoie l’image transformée en gardant le visage reconnaissable. Voici la méthode, dix consignes prêtes à copier et les précautions utiles avant de publier.
Nano Banana, c’est quoi exactement
À l’été 2025, un modèle mystérieux surnommé « nano-banana » s’est hissé en tête des plateformes où le public compare les générateurs d’images à l’aveugle. Google a fini par révéler qu’il s’agissait du sien et l’a intégré à Gemini. Le surnom, plus parlant, est resté.
Concrètement, tout se passe dans l’application ou sur le site de Gemini : on active la création d’images, on joint une photo de sa galerie, puis on écrit ce qu’on veut changer, comme on l’expliquerait à un retoucheur. L’accès est gratuit avec des quotas journaliers, élargis par les abonnements payants, à la date de publication.
Sa particularité : il n’est pas d’abord fait pour créer de zéro, mais pour modifier une photo existante en préservant ce qui doit rester intact, à commencer par les visages.
Éditer une photo sans perdre son visage
C’est le point qui a rendu l’outil viral. Les générateurs précédents produisaient souvent un sosie approximatif, même coiffure mais regard étranger. Nano Banana, lui, conserve les traits d’une image à l’autre : on peut se voir en figurine ou en couverture de magazine sans cesser d’être soi.
Trois habitudes améliorent nettement les résultats. Partir d’une photo nette, bien éclairée, visage dégagé. Demander une seule modification à la fois. Et surtout écrire noir sur blanc ce qui ne doit pas bouger : ajouter « garde exactement le même visage » change souvent tout, au point que les habitués parlent de verrouillage d’identité.
Si le résultat dérive, repartez de la photo d’origine avec une consigne reformulée plutôt que d’empiler les retouches : chaque passage supplémentaire éloigne un peu plus l’image du modèle.
10 prompts en français qui marchent
Un prompt, c’est simplement la consigne écrite qu’on donne au modèle. Inutile de passer par l’anglais : des phrases courtes et précises en français fonctionnent très bien. Pour le décor : 1. « Remplace l’arrière-plan par une rue de Paris au coucher du soleil, garde mon visage et ma posture identiques. » 2. « Place-moi dans un bureau lumineux et moderne, même expression, même cadrage. » 3. « Transforme cette photo en portrait de studio, fond gris uni, éclairage doux, visage inchangé. »
Pour la tenue : 4. « Habille-moi d’un costume bleu marine et d’une chemise blanche, sans toucher au visage ni aux cheveux. » 5. « Remplace mon t-shirt par un pull en laine beige, lumière et décor identiques. » Pour le style : 6. « Transforme-moi en figurine de collection dans sa boîte, visage fidèle. » 7. « Donne à cette photo un air de portrait des années 90, grain argentique, mêmes traits. »
Pour aller plus loin : 8. « Restaure cette vieille photo abîmée sans modifier les visages. » 9. « Passe l’image en noir et blanc de magazine, contraste marqué, visage intact. » 10. « Combine ces deux photos en une seule où nous posons côte à côte, visages fidèles aux originaux. » Vous l’aurez noté : chaque consigne précise ce qui doit rester identique, la formule commune aux exemples réussis.
Nano Banana, Nano Banana 2, Pro : les différences
La version d’origine mise sur la rapidité : réponse en quelques secondes, quotas gratuits confortables, résultats déjà convaincants sur les portraits. C’est celle des retouches du quotidien.
Fin 2025, Google a lancé Nano Banana Pro, adossé à une génération de modèles plus puissante : texte enfin lisible dans les images, définition supérieure, possibilité de combiner plusieurs photos de référence. C’est l’option des affiches et des visuels professionnels, en contrepartie plus lente et au quota gratuit plus serré.
Nano Banana 2 a ensuite pris la suite de la version standard, avec des retouches plus fidèles et une meilleure compréhension des consignes. Les étiquettes évoluent vite ; retenez plutôt la logique, valable à la date de publication : une version rapide pour l’essentiel, une version Pro plus précise quand le rendu compte vraiment.
Limites et précautions (visages, mineurs)
Le réalisme de ces montages impose des garde-fous. Diffuser la photo retouchée de quelqu’un d’autre sans son accord peut porter atteinte à son droit à l’image ; en cas de doute, la CNIL et service-public.fr détaillent ce qui est permis. Pour les mineurs, la règle simple est l’abstention : on ne soumet pas la photo d’un enfant à un outil en ligne, et Google bloque d’ailleurs une partie de ces demandes.
Gardez aussi en tête qu’une photo envoyée à Gemini quitte votre appareil : évitez les images sensibles. Les créations portent un filigrane invisible, SynthID, conçu pour identifier une image générée ; raison de plus pour ne jamais présenter un montage comme une photo authentique.
Enfin, l’outil n’est pas infaillible : mains, textes fins et arrière-plans chargés peuvent déraper, et un visage finit parfois par dériver au fil des retouches successives. Pour un usage personnel, on corrige en itérant. Pour des visuels professionnels suivis, le studio de création par IA de Roona peut mettre ces techniques au service de votre image de marque.