Leonardo AI : prise en main en français

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Oui, Leonardo AI mérite sa réputation d’alternative gratuite à Midjourney. Chaque jour, l’outil offre un lot de crédits qui permet de générer des images sans rien payer, avec un choix de modèles bien plus large que la moyenne. Son interface n’existe qu’en anglais à la date de publication, mais on peut y écrire ses descriptions en français : voici comment démarrer, et ce que l’outil vaut face à la concurrence.

Leonardo en deux mots, et les crédits gratuits

Leonardo AI est un générateur d’images par intelligence artificielle accessible depuis un simple navigateur, sans passer par Discord. Lancé par une équipe australienne, l’outil a été racheté par Canva en 2024, ce qui a consolidé son avenir et accéléré son développement. Il s’adresse autant aux curieux qu’aux indépendants qui ont besoin de visuels réguliers : illustrations d’articles, images pour les réseaux sociaux, esquisses de produits.

Le cœur de son attrait, c’est le plan gratuit. À la date de publication, chaque compte reçoit un lot de jetons renouvelé quotidiennement, de quoi produire plusieurs dizaines d’images en définition standard chaque jour. Les réglages gourmands, comme la haute définition ou les modèles les plus récents, consomment davantage, mais l’essentiel reste testable sans sortir la carte bancaire. Une contrepartie à connaître : les images créées en gratuit sont publiques, visibles par le reste de la communauté.

Premier rendu pas à pas

La prise en main tient en quelques minutes. On crée un compte avec une adresse mail ou un compte Google, puis on ouvre l’espace de génération d’images. À gauche, les réglages : le modèle utilisé, le nombre d’images produites à chaque essai, le format (carré, portrait, paysage). Au centre, le champ de description : c’est là que tout se joue.

Écrivez ce que vous voulez voir, comme si vous passiez commande à un illustrateur : le sujet, le style, l’ambiance, la lumière. Le français fonctionne, même si l’anglais donne parfois des résultats plus fidèles ; un détour par un traducteur peut aider sur les descriptions complexes. Un champ dédié permet aussi de lister ce que vous ne voulez pas voir apparaître dans l’image.

Lancez la génération, comparez les propositions, puis affinez la description et recommencez. C’est ce va-et-vient qui fait progresser : deux ou trois itérations suffisent souvent pour passer d’un résultat banal à une image exploitable. Les boutons sous chaque visuel permettent ensuite de l’agrandir, d’en améliorer la netteté ou de le télécharger.

Choisir le bon modèle selon le style

C’est la grande force de Leonardo face à ses concurrents : au lieu d’un rendu unique, on choisit un modèle adapté au style recherché. Phoenix, le modèle maison, suit fidèlement les consignes et s’en sort bien quand l’image doit contenir du texte lisible. Pour du réalisme photographique, un mode dédié pousse le rendu vers la photo crédible, portraits compris.

Les amateurs d’illustration trouveront des modèles orientés dessin, manga ou rendu cinématographique, chacun avec sa personnalité propre. Les déclinaisons rapides consomment moins de jetons, pratiques pour dégrossir une idée avant de passer sur un modèle plus lourd. Le bon réflexe : tester la même description sur deux ou trois modèles, car l’écart de rendu est souvent spectaculaire.

Face à Midjourney et Gemini : le verdict

Midjourney garde une longueur d’avance sur la signature artistique : ses images sortent avec une cohérence esthétique difficile à égaler, même à partir d’une description sommaire. Mais il ne propose pas de formule gratuite à la date de publication, et son fonctionnement reste moins intuitif. Leonardo l’emporte donc pour découvrir la génération d’images sans engagement, et rivalise sérieusement dès qu’on prend le temps de choisir le bon modèle.

Gemini, de son côté, joue la simplicité : on discute, on demande une image, elle arrive. C’est parfait pour un besoin ponctuel, moins pour une production régulière où l’on veut maîtriser le format, le style et les variantes d’un même visuel. En résumé : Gemini pour dépanner, Midjourney pour la direction artistique haut de gamme, Leonardo pour travailler sans budget.

Droits d’usage des images

À la date de publication, les conditions de Leonardo autorisent l’usage commercial des images générées, y compris avec le plan gratuit. Rappelons toutefois que ces images restent publiques en formule gratuite : un concurrent peut voir vos essais, ce qui peut gêner un projet confidentiel. Les formules payantes permettent de garder ses créations privées.

Sur le terrain juridique, prudence : le statut des images créées par intelligence artificielle reste discuté, et une image générée sans intervention humaine substantielle n’ouvre pas droit, en l’état, à une protection certaine par le droit d’auteur. Imiter le style d’un artiste identifiable ou intégrer une marque déposée expose par ailleurs à des risques. Pour un usage commercial engageant, relisez les conditions d’utilisation en vigueur et, en cas de doute, faites valider le projet par un professionnel du droit.