La tendance figurine IA : le prompt exact, pas à pas
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Pour vous transformer en figurine de collection, ouvrez Gemini, joignez votre photo et collez un prompt, c’est-à-dire une consigne écrite décrivant la scène : une figurine à l’échelle 1/7 posée sur un bureau, à côté de sa boîte d’emballage. Voici le texte exact en français, les variantes qui circulent sur les réseaux et les précautions à prendre avant d’y envoyer des photos de famille.
Le prompt exact en français
Voici la consigne à copier telle quelle, avec votre photo jointe : « Crée une figurine commercialisée à l’échelle 1/7 du personnage de cette photo, dans un style réaliste, posée dans un environnement réel. La figurine se trouve sur un bureau d’ordinateur, fixée sur un socle rond en acrylique transparent. Sur l’écran de l’ordinateur derrière elle, on voit le processus de modélisation 3D de cette même figurine. À côté de l’écran, une boîte d’emballage de jouet de collection imprimée avec l’illustration originale du personnage. »
Chaque détail compte. L’échelle 1/7 donne une taille de référence, le socle transparent évoque les figurines japonaises vendues en boutique, et la boîte imprimée installe l’illusion du produit officiel. L’écran affichant la modélisation en cours ajoute la touche d’atelier qui a fait le succès des premières images virales.
Côté pratique, tout se passe dans Gemini, accessible gratuitement à la date de publication : ouvrez une conversation, joignez une photo nette où votre visage apparaît de face, collez le texte et envoyez. Le résultat tombe en quelques secondes et se retouche en répondant dans la même conversation.
Les variantes qui cartonnent
La version funko remplace le réalisme par un style de jouet à grosse tête : demandez « une figurine en vinyle stylisée, tête surdimensionnée, grands yeux ronds noirs, dans sa boîte de collection à fenêtre transparente ». Le rendu, plus enfantin, plaît beaucoup pour des cadeaux ou des avatars d’équipe.
La variante maquette séduit les amateurs de modélisme : décrivez « un kit de figurine en résine partiellement peint, posé sur un plan de travail d’atelier avec pinceaux et pots de peinture ». La version polaroid, elle, met en scène « une photo instantanée tenue entre deux doigts, montrant la figurine, flash direct et fond flou ». Trois ambiances à partir de la même photo de départ.
Pourquoi Gemini s’en sort mieux
La force de Gemini tient à son modèle d’image, surnommé Nano Banana à son lancement, pensé pour modifier une photo existante plutôt que pour tout réinventer. Concrètement, il conserve les traits du visage, la coiffure et les vêtements, là où d’autres outils produisent une figurine qui ne ressemble que vaguement au sujet.
Les comparaisons partagées par les utilisateurs convergent : ChatGPT et Midjourney créent de belles figurines, mais la ressemblance avec la photo d’origine reste leur point faible. Gemini gère aussi mieux le texte imprimé sur la boîte, un détail qui trahit vite une image artificielle quand il tourne au charabia.
Autre atout, le modèle comprend très bien le français. Inutile de traduire la consigne en anglais comme le suggèrent certains tutoriels : la version française ci-dessus donne des résultats équivalents.
Ratés fréquents et corrections
Le raté le plus courant : un visage qui ne ressemble plus à la personne. Il vient presque toujours de la photo de départ, trop sombre ou prise de trois quarts. Reprenez une image de face, bien éclairée, et ajoutez au besoin « en gardant fidèlement le visage de la photo » à la fin de la consigne.
Deuxième classique, la boîte affiche un texte incompréhensible. Précisez ce qui doit y figurer, par exemple « avec le prénom Léa imprimé en grosses lettres sur la boîte ». Et si un détail cloche, ne relancez pas tout : répondez « corrige uniquement le texte de la boîte », l’outil conserve le reste de l’image.
Enfin, certaines figurines paraissent trop humaines, comme une photo miniature plutôt qu’un jouet. Ajoutez des indices de matière, un plastique légèrement brillant ou des traces de peinture apparentes : c’est ce léger artifice qui rend l’objet crédible.
Photos d’enfants : les précautions
La tentation est grande de créer la figurine de son enfant, et c’est justement là qu’il faut ralentir. Une photo envoyée à un outil d’intelligence artificielle est une donnée personnelle : selon vos réglages, elle peut servir à améliorer le service. Vérifiez dans les paramètres du compte ce qui est conservé, et désactivez ce qui peut l’être avant d’envoyer l’image d’un mineur.
Se pose ensuite la question de la diffusion. Une image reconnaissable d’un enfant publiée sur un réseau social peut être copiée et détournée, figurine ou pas. La CNIL publie des recommandations sur l’exposition des mineurs en ligne, et le droit à l’image d’un enfant suppose l’accord de ses parents : en cas de doute, ces ressources officielles restent le bon réflexe.
Pratiquée avec ces garde-fous, la tendance reste un beau terrain de jeu et une bonne façon d’apprivoiser la création d’images par consigne. Ceux qui souhaitent ensuite passer du jeu aux visuels professionnels trouveront chez Roona un studio qui pratique cette IA créative au quotidien.