Créer une image avec ChatGPT : guide et limites
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Pour créer une image avec ChatGPT, il suffit d’ouvrir une conversation et de décrire ce que vous voulez voir : le visuel apparaît directement dans le fil de discussion, sans logiciel à installer. La fonction est accessible même avec un compte gratuit, dans la limite d’un petit quota quotidien. Voici la marche à suivre, et ce qu’il faut savoir avant de publier ces images.
Générer sa première image, pas à pas
Ouvrez ChatGPT sur le web ou dans l’application, puis écrivez votre demande comme vous la formuleriez à un graphiste : « une aquarelle d’un port breton au lever du soleil, ambiance brumeuse ». Aucune commande spéciale, aucun vocabulaire technique : l’outil comprend le français courant et produit l’image en une à deux minutes selon l’affluence.
Le vrai savoir-faire tient dans la description. Précisez le sujet, le style (photo, illustration, dessin au trait), la lumière et l’usage prévu. Plus la demande est concrète, plus le résultat colle à votre intention. Évitez les requêtes fourre-tout : une image, une idée.
L’étape suivante fait la particularité de ChatGPT : vous corrigez en discutant. « Enlève le bateau au premier plan », « même scène mais de nuit », « ajoute un titre en haut ». Il repart de l’image existante et applique la modification, ce qui évite de tout recommencer à l’aveugle.
Le quota gratuit réel et les formats
Avec un compte gratuit, la génération fonctionne, mais le quota est serré : quelques images par jour, avec une limite qui varie selon la charge des serveurs. À la date de publication, OpenAI ne communique pas de chiffre ferme, et les utilisateurs constatent des plafonds fluctuants. Les abonnements payants élargissent nettement la marge.
Côté formats, ChatGPT produit par défaut une image carrée, mais vous pouvez demander un cadrage portrait ou paysage dans votre consigne, ce qui couvre l’essentiel des besoins : publication sur les réseaux, bannière de site, illustration d’article. Le fichier se télécharge en un clic depuis la conversation.
Deux limites pratiques à connaître : pas d’image vectorielle (pour un logo destiné à l’impression, il faudra repasser par un outil dédié), et une définition confortable pour l’écran mais juste pour du grand format imprimé.
Ce que ChatGPT Images fait mieux que les autres
Son point fort le plus net : le texte dans l’image. Affiches, visuels avec slogan, pancartes… ChatGPT écrit des mots lisibles et généralement corrects là où Midjourney produit encore souvent des lettres déformées. Pour un visuel qui doit porter un message écrit, c’est l’option la plus fiable du moment.
Il suit aussi les demandes complexes avec une précision rare : plusieurs personnages dans une même scène, des objets placés à des endroits définis, une contrainte de couleur. Et comme tout se passe dans une conversation, il garde le contexte : si vous venez de rédiger un article avec lui, il peut l’illustrer sans que vous répétiez le brief.
Face à Midjourney, l’avantage tient enfin à la simplicité : pas de paramètres à apprendre, pas d’interface à part. Si vous savez écrire un message, vous savez déjà vous en servir.
Là où il déçoit
Sur la pure qualité artistique, Midjourney garde une longueur d’avance : rendus photo plus spectaculaires, lumière plus travaillée, styles plus affirmés. Les images de ChatGPT ont parfois un aspect un peu lisse, avec des teintes chaudes qui se ressemblent d’une génération à l’autre. Pour une direction artistique exigeante, ce n’est pas le meilleur choix.
La vitesse et le quota pèsent aussi. La génération traîne en période de pointe, et le plafond du compte gratuit se vide vite dès qu’on ajuste une image en plusieurs passes. Gemini se montre plus rapide et plus généreux en usage gratuit, ce qui en fait un meilleur terrain d’entraînement pour débuter.
Dernier point : les refus. ChatGPT décline les demandes mettant en scène des personnalités, des marques ou des styles trop directement empruntés à des artistes vivants. Cette prudence se comprend, mais elle peut bloquer des usages légitimes, une parodie par exemple.
Droits d’usage des images obtenues
À la date de publication, les conditions d’OpenAI vous attribuent les droits sur les images générées, usage commercial compris : vous pouvez illustrer votre site, vos réseaux ou vos documents clients. Ces conditions évoluent, alors relisez la version en vigueur avant un usage engageant.
La question du droit d’auteur reste plus ouverte. Dans de nombreux pays, une image produite sans apport créatif humain suffisant n’est pas protégeable : un concurrent pourrait donc réutiliser votre visuel sans que vous puissiez vous y opposer. Et si l’image imite de trop près une œuvre identifiable, le risque s’inverse.
Pour un logo, une identité de marque ou tout visuel à enjeu juridique, l’avis d’un professionnel du droit reste le bon réflexe. Pour le reste (illustrations d’articles, publications sociales, supports internes), vous pouvez y aller sereinement.
Et si vous voulez essayer la génération d’images sans créer de compte, le studio Roona propose son propre générateur, directement dans le navigateur.